Décapage thermique

Décapage thermique


Techniques de traitement

  • Ce procédé est adapté aux supports non friables (en bois par exemple).
  • L’efficacité de cette méthode dépend du soin apporté aux travaux et au matériau support à traiter.
  • Un traitement en bains dans un atelier spécialisé doit être systématiquement envisagé pour les éléments démontables.
  • La technique consiste à souffler de l’air chaud ayant une température inférieure à 450°C. Les peinture chauffées se ramollissent et peuvent donc être enlevées par grattage. Si la température de 450°C est dépassée, des fumées toxiques sont émises.
  • Les copeaux de peintures, une fois durcis, génèrent des poussières très fines lorsqu’ils sont brisés.
  • On veillera particulièrement à ne pas intervenir près des gaines électriques (risque de les faire fondre), des vitres (risque de chocs thermiques) et de matériaux inflammables.

Risques particuliers
- Poussières
- Brûlures.
- Incendie.

Sont indiquées ci-après les mesures de prévention généralement préconisées, particulières à la technique choisie. Il conviendra d’y associer également les mesures décrites dans les fiches pratiques n°1 Organisation générale du chantier et n°2 Mesures d’hygiène générales.

Les mesures, tant particulières que générales, seront à adapter aux caractéristiques du chantier concerné en fonction de l’analyse des risques réalisée.


Mesures de prévention collective Avant les travaux

  • Demander au maître d’ouvrage la communication des résultats du contrôle initial d’empoussièrement surfacique au sol, afin de pouvoir les comparer avec ceux du contrôle réalisé en fin de chantier.
  • En fonction du type d’établissement, demander un permis de feu.
  • Isoler la zone de travaux pour éviter toute dissémination de poussières à l’extérieur.
  • Recouvrir hermétiquement les meubles non déplaçables.
  • Créer un sas permettant l’accès et la sortie de la zone contaminée (annexe B).
  • Protéger les sols inflammables ou difficiles à décontaminer par un matériau difficilement inflammable (bâche coton par exemple).
  • Protéger les parois difficiles à décontaminer (moquettes, crépis…).
  • Mettre des extincteurs à dispositions dans la zone de travail (les salariés seront préalablement formés à leur utilisation).

Pendant les travaux

  • Utiliser un décapeur à air chaud (température < 450°C).
  • Proscrire le décapage au chalumeau (brûlage).
  • Aspirer les copeaux au fur et à mesure de leur production à l’aide d’un aspirateur avec filtre à très haute efficacité (annexe C) ; proscrire le balayage.
  • Evacuer les sacs de déchets par le sas après dépollution par aspiration et par essuyage avec un chiffon humide ; stocker ces sacs dans un local inaccessible au public.

Aprés les travaux

  • Réaliser un nettoyage complet des zones de travail et des accès à l’aide d’un aspirateur avec filtre à très haute efficacité ; proscrire le balayage.
  • Déposer l’isolement de zone et les films de protection.
  • Réaliser un nettoyage final par aspiration et/ou un essuyage à l’humide.
  • Indiquer au maître d’ouvrage le moment opportun pour la réalisation du contrôle d’empoussièrement surfacique sur le sol.

Mesures de protection individuelle

  • Protection respiratoire généralement préconisée : casque à ventilation assistée TH3 avec filtre A2P (le confort apporté par la ventilation assistée assure le port effectif de la protection respiratoire). Voir les conditions d’emploi à l’annexe E.
  • Gants lavables résistants à la chaleur.
  • Combinaison en coton contre le risque chaleur.
  • Articles chaussants de sécurité.