Organisation de l’opération traitement des MCA friables par le donneur d’ordre

Organisation de l’opération


Organisation de l’opération traitement des MCA friables par le donneur d’ordre

En fonction des résultats des recherches effectuées et de l’évaluation du risque qui en découle, le donneur d’ordre, avec son maître d’œuvre, détermine la nature et l’étendue des travaux préliminaires, ainsi que le mode de traitement des MCA le mieux adapté (retrait, encapsulage ou solution mixte).


Retrait

Le retrait des MCA présente l’avantage d’éliminer définitivement les problèmes ultérieurs liés à la pollution par les fibres d’amiante due à la dégradation des MCA et les contraintes liées aux travaux de maintenance et d’entretien à proximité ou sur des MCA (voir le document INRS référencé ED 8091 et les fiches métier amiante ED 4270 à 4280), ainsi que la surveillance périodique en cas de maintien des flocages, calorifugeages et faux plafonds en place. Plusieurs techniques de retrait peuvent être combinées pour exécuter les travaux.


Encapsulage de MCA

Destinées au maintien des MCA en place, les techniques d’encapsulage de MCA friables utilisées se répartissent comme suit (voir tableaux) :
- la fixation par revêtement : mise en œuvre d’un liant ou d’un enduit étanche en couche mince avec ou sans renforcement par une toile (procédés (1) et (2)),
- l’encoffrement : mise en œuvre d’un enduit épais sur un support fixe maintenu au contact du MCA par un moyen mécanique (procédé (3)),
- le doublage : paroi sans contact avec le MCA (procédé (4)),
- l’imprégnation (procédé (5)) : pulvérisation ou injection d’un produit liquide, dont la fluidité permet de pénétrer toute l’épaisseur des MCA par capillarité et de fixer les fibres en constituant un liant par polymérisation directe. Le procédé et la technique opératoire sont choisis notamment en fonction de l’état de dégradation et du degré de friabilité des MCA, de son mode de fixation sur son support, etc. À la mise en œuvre, tous ces procédés sollicitent mécaniquement le matériau existant, en générant des fibres. La mise en œuvre de tous ces procédés d’encapsulage des MCA nécessite le même niveau de protection du chantier et des opérateurs que pour le retrait. Adopter ces techniques, pour les flocages, calorifugeages et faux plafonds, demande de renouveler le contrôle de l’état de conservation dans un délai maximal de 3 ans, ainsi qu’une étude particulière des opérations et conditions de maintenance ou des travaux ultérieurs (restructuration ou réhabilitation ou démolition). Pour les procédés (1), (2) et (5), des produits aqueux peuvent présenter des problèmes d’efficacité en fonction du type d’amiante (la variété d’amiante amosite présente un caractère hydrophobe). Il est conseillé, à chaque fois que cela est possible, de procéder à une signalisation des MCA maintenus en place. Dans tous les cas, le DTA doit être mis à jour.

Solution mixte de traitement Suivant la configuration des bâtiments et installations, le traitement des MCA pourra être pour partie du retrait et pour partie de l’encapsulage de MCA en place. Le PRE définira les zones traitées selon chaque mode de traitement et les conditions de mise en œuvre de ces traitements.


Documents d’appel d’offres

Il est rappelé au maître d’ouvrage ou au donneur d’ordre, que l’entreprise adjudicataire devra présenter, avant tous travaux, un certificat de qualification au retrait ou encapsulage de MCA friables attribué par un organisme certificateur de qualification. Cette clause doit être indiquée dans les documents d’appel d’offres et dans le règlement de la consultation. L’entreprise doit également être assurée pour cette activité.


Comparaison des offres

La comparaison des offres doit se faire en tenant compte de critères objectifs décrits, notamment de la qualité des documents de réponse à l’appel d’offres dont le devis détaillé, de l’analyse préalable du chantier (questions ou objections soulevées, de l’analyse de l’existant, l’analyse des risques et contraintes, etc.), la description du mode opératoire prévu, la capacité de l’entreprise à pouvoir réaliser les travaux (effectif, matériels, estimation des consommables, etc.), du nombre et de la pertinence des contrôles et autocontrôles, notamment des mesures d’empoussièrement que l’entreprise propose de réaliser.