Retrait de joints, mastics

Retrait de joints, mastics


Retrait de joints, mastics

Retrait de mastic « vitrier »

Les mastics « vitriers » (Composition formée de blanc d’Espagne, d’huile de lin et de fibres d’amiante), ont été largement utilisés dans les bâtiments ; les mastics bitumineux et synthétiques ont été plus particulièrement utilisés dans les locaux industriels. Ils se présentent le plus souvent sous forme de joints présents sur :

- des éléments fixes ou ouvrants de fenêtres,
- des éléments de toitures en verre armé ou non armé (SHED : toiture en dents de scie avec un versant vitré sur sa longueur, couvrant en général un atelier industriel),
- des serres agricoles.

Les mastics servaient à fixer des éléments en verre sur des ossatures bois ou métalliques et à empêcher le passage de l’air. Les ossatures, elles-mêmes, sont fixées aux bâtiments par scellement ou par fixation (crochets, tire-fonds, boulons, agrafes, vis, etc.).

Ils constituent un mélange dur et homogène et bien que fortement liés, sont susceptibles de libérer des fibres d’amiante par dégradation mécanique brutale (burinage, grattage),

Mode opératoire et mesures de prévention

La priorité, sauf en cas d’impossibilité technique dûment justifiée, sera donnée à une méthode privilégiant la déconstruction des ossatures par démontage et/ou découpe des éléments de fixation, en prenant en compte, outre le risque amiante, tous les risques induits par l’opération (chutes de hauteur, manutentions des structures, coupures...). À défaut, une méthode de découpe des structures attenantes intégrant les supports peut être envisagée. Ces deux interventions entrent dans le cas particulier du niveau 1. Dans les cas d’impossibilité technique justifiée, l’évaluation des risques et les mesures de prévention qui en découlent, doivent impérativement intégrer le respect des règles d’accès, de circulation sur les toitures en verres et la mise en place de protections collectives en sous-face et périmétriques (ex : filet de sécurité, gardes corps, échafaudages de pied) ou toutes protections d’efficacité équivalente.

Après leur retrait, les éléments sont éliminés comme déchets amiante dans la filière appropriée ou alors les mastics sont retirés par burinage et grattage dans une zone dédiée.

La méthode de retrait par burinage et grattage, utilisée également dans les cas d’im possibilité technique de déconstruction des ossatures, est classée en niveau 1.

Cas des châssis fixes

Mettre en place un périmètre de sécurité. Tendre un film plastique sur l’ossature intérieure du châssis. Mettre en place un isolement protégeant le plancher et les quatre parois d’une plateforme mobile ou d’une PEMP (plateforme élévatrice mobile de personnel). Les capacités des plateformes doivent permettre de recevoir deux opérateurs et le matériel nécessaire. « Plaquer » la nacelle sur la paroi de l’élément vertical à traiter. Tendre un film plastique entre le châssis et l’intérieur de la plateforme pour éviter la chute des débris à l’extérieur. Gratter le mastic. Nettoyer les films plastiques à l’aide d’un aspirateur équipé d’un filtre THE. Équiper les intervenants d’une combinaison à usage unique à capuche de type 5, de surbottes, de gants lavables et résistants aux coupures et d’un appareil de protection respiratoire à ventilation assistée (masque complet TM3P ou un casque ou une cagoule TH3P), de préférence à vision panoramique.


Retrait de joints de dilatation ou de construction

Il s’agit de joints qui désolidarisent un ouvrage en plusieurs parties indépendantes. La mise en œuvre de ces joints a pour but d’amortir les divers mouvements de la construction et d’éviter ainsi une fissuration diffuse liée notamment aux variations dimensionnelles du gros œuvre. Ils se rencontrent souvent sous forme de tresses classées comme MCA friables (le retrait des tresses est traité selon les méthodes décrites au chapitre 3) ou sous forme de joints composés d’un mélange dur, homogène et le plus souvent bitumineux fortement liés classés comme MCA non friables. Ces joints sont généralement mis à nu lors de l’enlèvement préalable d’un revêtement d’étanchéité ou d’un couvre-joint. Mode opératoire et mesures de prévention En dehors des cas de démolition, le retrait des joints de dilatation peut être réalisé par découpe et retrait d’éléments de petites dimensions. Cette méthode sera classée en niveau 1.

Travaux à l’intérieur

Mettre en place un périmètre de sécurité. Vérifier ou assurer l’étanchéité dans les locaux mitoyens de la zone. Aménager un seul accès à la zone. Mettre en place un isolement mobile. Assurer le renouvellement de l’air (60 m3/h/personne, articles R. 4222-1 et suivants du code du travail).

Découper des éléments de joints, manuellement ou à vitesse lente, à l’humide ou avec un dispositif d’aspiration à la source équipé de filtre THE. Équiper les intervenants d’une combinaison à usage unique à capuche de type 5, de gants lavables et résistants aux coupures et d’un appareil de protection respiratoire à ventilation assistée (masque complet TM3P ou casque ou cagoule TH3P). Travaux à l’extérieur (retrait des parties verticales) Mise en place d’un périmètre de sécurité le plus large possible, au moyen de barrières ou de clôtures.

Aménager un seul accès à la zone.

Mettre en place un isolement protégeant le plancher et les quatre parois d’une plate-forme mobile ou d’une PEMP (plate-forme élévatrice mobile de personnel). Les capacités des plateformes doivent permettre de recevoir deux opérateurs et le matériel nécessaire. « Plaquer » la nacelle sur la paroi de l’élément vertical à traiter. Tendre un film plastique entre le mur et l’intérieur de la plate-forme pour éviter la chute des débris à l’extérieur. Découper des éléments de joints, manuellement ou à vitesse lente, à l’humide ou avec un dispositif d’aspiration à la source équipé de filtre THE. Nettoyer les films plastiques à l’aide d’un aspirateur équipé d’un filtre THE. Équiper les intervenants d’une combinaison à usage unique à capuche de type 5, de gants lavables et résistants aux coupures et d’un appareil de protection respiratoire à ventilation assistée (masque complet TM3P ou casque ou cagoule TH3P) de préférence à vision panoramique.