Les différentes techniques d’identification d’amiante

Les différentes techniques


Les différentes techniques d’identification d’amiante

Identification de l’amiante dans les matériaux

La réglementation impose l’accréditation par le Comité français d’accréditation (COFRAC), ou un organisme européen équivalent, pour les laboratoires d’identification d’amiante dans les matériaux et produits et définit les procédures analytiques.

Les techniques applicables sont :
- pour les couches fibreuses (présentant des fibres d’amiante libres visibles à la loupe binoculaire), la microscopie optique à lumière polarisée (MOLP) ou la microscopie électronique à transmission analytique (META),
- pour les couches non fibreuses, la microscopie optique à lumière polarisée (MOLP), avec en cas de doute du laboratoire un complément éventuel par microscopie électronique à balayage analytique (MEBA) ou à transmission (META), ou bien directement par microscopie électronique à transmission analytique (META). Au-delà des textes, ces différentes techniques seront également utilisées pour rechercher la présence d’amiante dans d’autres matériaux.

Mesure de la concentration en fibres dans l’air

Deux techniques analytiques sont retenues pour la mesure de la concentration en fibres dans l’air :
- la microscopie optique à contraste de phase (MOCP), pour le contrôle d’exposition professionnelle par rapport à la valeur limite d’exposition fixée à 0,1 fibre par centimètre cube d’air en moyenne sur 1 heure, dans le cadre de la réglementation du travail. Cette technique est en particulier en œuvre pour les contrôles réalisés en cours de chantier aux postes de travail ou dans le compartiment du tunnel d’accès à la zone dans lequel les opérateurs retirent leur protection respiratoire,
- la microscopie électronique à transmission analytique (META) dans le cadre des réglementations du travail d’une part (obligation pour l’employeur) en fin de travaux de retrait ou d’encapsulage de flocages et calorifugeages, avant de démanteler l’enceinte de confinement et de la santé publique d’autre part lors d’un diagnostic (c’est une obligation pour le propriétaire du bâtiment et la mesure est réalisée par un laboratoire agréé par le ministère de la Santé) ou encore, s’il y a eu des travaux, avant réoccupation des locaux. Cette technique doit être utilisée pour toutes les mesures réalisées dans l’environnement d’un chantier.

Les normes de référence sont :

- la norme Afnor XP X 43-269 de mars 2002 « Qualité de l’air. Air des lieux de travail. Détermination de la concentration du nombre de fibres par microscopie optique en contraste de phase. Méthode du filtre à membrane »,

- la norme Afnor NF X 43-050 de janvier 1996 « Qualité de l’air. Détermination de la concentration en fibres d’amiante par microscopie électronique à transmission. Méthode indirecte ». Dans les deux cas, les fibres à prendre en compte sont les fibres (arrêté du 4 mai 2007) :
- de longueur supérieure à 5 microns,
- de largeur inférieure à 3 microns,
- de rapport de la longueur sur la largeur supérieur à 3.