Contrôle de la VLEP

Contrôle de la VLEP


Contrôle de la VLEP

  • L’INRS propose de fixer une VLEP-8h pour l’amiante présent dans l’air des lieux de travail sous forme de fibres OMS et fines, dont le contrôle sera réalisé par la méthode de comptage par META. Une mesure "correcte" nécessite la maîtrise, par les laboratoires, des méthodes de prélèvements, de traitement et d’analyse des échantillons. L’INRS estime qu’il est plus pertinent de réaliser moins de contrôles mais d’apporter la rigueur nécessaire à l’obtention de résultats de qualité requise. En effet, il est fondamental pour les entreprises de disposer de résultats fiables relatifs aux niveaux d’empoussièrement générés par leur mode opératoire, leur permettant d’évaluer les risques liés à leurs interventions et de définir en conséquence les moyens de prévention à mettre en œuvre pour protéger leurs salariés et respecter la VLEP. Dans ce contexte, il est proposé d’évaluer de façon aussi rigoureuse que possible les émissions relatives à chaque situation (couple matériau-technique) mise en œuvre par l’entreprise, sur la base d’une fréquence de 3 mesures annuelles par situation. Afin d’uniformiser les pratiques d’hygiène industrielle en France, l’entreprise se baserait sur l’exploitation des résultats, en adoptant une méthodologie qui pourrait s’inspirer de celle définie dans l’arrêté du 15 décembre 2009 relatif au contrôle des VLEP. Les résultats des contrôles d’exposition seront toujours renseignés et archivés dans la base SCOLA. L’INRS recommande également de procéder, systématiquement et pendant la durée du chantier, au contrôle du niveau d’empoussièrement dans le compartiment « propre » du tunnel de décontamination, situé après la douche où l’opérateur enlève sa protection respiratoire et son masque. Ce contrôle serait réalisé comme un contrôle environnemental en META et la valeur à ne pas dépasser serait celle fixée dans le code de la santé publique. En effet, le niveau d’empoussièrement dans ce compartiment ne devrait excéder à aucun moment le bruit de fond environnemental (aujourd’hui le code de la santé publique fixe une valeur de gestion à 5 f/l en META). En outre, afin de contrôler l’efficacité des mesures de protection collective mises en œuvre, il apparaît opportun de vérifier, sur la base d’une analyse environnementale, pendant les phases opérationnelles du chantier, le niveau d’empoussièrement dans l’environnement extérieur de la zone confinée ou limitrophe de la zone de travaux en tenant compte des facteurs environnementaux (type de milieu – site occupé, urbain -, rose des vents, etc.).