Méthode de prélèvement

Méthode de prélèvement


Méthode de prélèvement

Les résultats de la campagne montrent que la méthodologie de prélèvement définie dans le protocole permet de réaliser le comptage des fibres d’amiante en META des plus faibles aux plus forts empoussièrements observés (étendue allant de la limite de détection à plus de 250 000 f/l). Pour rappel, les prélèvements prévus dans la campagne étaient effectués sur une durée de deux heures, correspondant à l’activité et l’exposition réelles du salarié sur une vacation en zone de traitement. L’INRS recommande, pour le contrôle de la VLEP de l’amiante dans les activités de retrait et d’encapsulage d’amiante (sous-section 3), de baser ce contrôle sur une durée de prélèvement de deux heures, correspondant à la faisabilité technique du prélèvement et au travail effectif lors d’une vacation en zone. En ce qui concerne les autres activités (sous-section 4), celles-ci mettant a priori en jeu des expositions sporadiques des travailleurs, il conviendrait d’effectuer le prélèvement sur 8 heures, correspondant à l’activité réelle du salarié au cours de sa journée de travail. Il convient cependant de noter que, bien qu’ayant été étroitement associés à l’élaboration du protocole et à sa mise en œuvre, les laboratoires accrédités pour les prélèvements et l’analyse en META ont montré des difficultés à respecter le mode opératoire décrit dans le protocole. L’attention à porter aux prélèvements est une des conditions sine qua non en hygiène industrielle pour évaluer correctement le niveau d’empoussièrement, et contrôler la VLEP. Le relevé des évènements susceptibles d’intervenir pendant la durée du prélèvement peut être nécessaire à la compréhension des résultats. Le préleveur doit pouvoir assister à toute la durée du prélèvement pour relever les éventuelles anomalies. Toutefois, afin de limiter le nombre de personnes exposées aux fibres d’amiante, l’INRS recommande d’organiser, dès la phase de préparation du chantier, une ou plusieurs fenêtres (sous forme par exemple d’une paroi transparente lors de la construction de l’enveloppe étanche) permettant l’accès visuel du préleveur à l’ensemble de la zone de traitement tout en le maintenant isolé du risque d’exposition. Ce type d’aménagement pourrait d’autre part faciliter les contrôles des chantiers par les tiers sans les exposer au danger.